Commission Médicale : PAURELLE Marc
Apnée : risques et conduite à tenir
Présentation des disciplines
• Apnée statique
• Apnée dynamique
• Cube
• Les épreuves de poids constant, immersion libre, poids variable et No Limits ne sont actuellement pas pratiquées en compétition FFESSM.
Autres disciplines avec apnée
– hockey,
– NAP
Les accidents
• Clinique : anoxie cérébrale
– Syncope
– États pré syncopaux
• Troubles de la vigilance polymorphes =SAMBA
• Crise comitiale (épilepsie)
– En fin d’apnée (remontée pour le cube)
• Peu ou pas de prodromes (signes avant coureur)
• Facteurs favorisants
– Apnée prolongée
– Hyperventilation préalable
• Survenue parfois retardée
– Jusqu’à 30 secondes après émersion
– Favorisée par le réflexe d’expiration forcée
• Prodromes éventuels
– En dynamique ralentissement
– En statique tremblements + absence réponses au protocole de sécurité
– Le Cube
• Ascent black out
• Signe du bouchon
• Autres mécanismes physiopathologiques
– Les arythmies
– L’hyperexcitabilité sino carotidienne
– Le vertige vestibulaire
– La carbonarcose (cube)
– Les troubles métaboliques (hypoglycémie)
CAT en cas d’accident
• Préambule
– En compétition, les protocoles de sécurité et la présence d’apnéistes de sécurité limitent fortement la gravité des ces accidents.
– Il est certain qu’une perte de connaissance survenant chez un apnéiste non surveillé peut avoir des conséquences dramatiques, en entraînant une noyade.
– En cas d’accident, même si les premiers gestes sont assurés dans l’eau par l’apnéiste de sécurité, il appartient au médecin fédéral de prendre en charge la victime au décours de l’accident et d’adapter le traitement selon la nature de l’accident et l’état de la victime.
• En cas de samba,
– Retrait du masque
– Éloigner du bord du bassin (éviter traumatisme surajouté)
– Intervention médicale limitée
• Il n’y a pas eu de perte de connaissance ni d’inhalation
• S’assurer que la victime a récupéré, s’est réhydraté…
• En cas de syncope,
– Intervention rapide des équipes de sécurité
• Éviter à la victime inconsciente de couler et d’inonder ses voies aériennes :
• Retrait du masque
• Plusieurs insufflations bouche à nez (un trismus est souvent observé) sont délivrés alors que la victime est encore dans l’eau
– • Évacuation du bassin
• En cas de syncope, évolution, clinique (1)
– Récupération rapide après les 1ers gestes
• Amnésie
• Examen clinique normal (n’a pas inhalé)
• Oxygène 15 l/min au masque 10 minutes
– • Pas d’évacuation
• En cas de syncope, évolution, clinique (2)
– Si le délai d’intervention en surface est plus long
• L’apnéiste qui recoule inconscient a pu inhaler
• Présence de toux persistante et/ou de tachypnée,
• Signes généraux éventuels (asthénie, pâleur, tachycardie, vomissements…).
– Le risque d’atteinte pulmonaire retardée (SDRA, pneumopathie….) est alors élevé
• Une hospitalisation pour surveillance et contrôle radiologique et gazométrique est alors justifiée
· En cas de syncope, évolution, clinique (3)
– Cas extrêmes
• Ne devraient pas survenir en compétition
• La victime, échappant à toute surveillance, coule et après avoir fortement inhalé est récupérée en état de mort apparente
• Réanimation cardiorespiratoire
– Dès la sortie de l’eau
– Appel du 15 et évacuation médicalisée
– On ne cherche pas nécessairement à réchauffer la victime, une légère hypothermie étant à l’heure actuelle considérée comme améliorant le pronostic
– après réussite de la RCP.
Suivi fédéral après accident
• Si la victime n’est pas évacuée
– Elle ne reprend pas la compétition
• Suspension de compétition…