fond rocheux  fond sédimentaire  herbier

Dorade grise, Brème de mer
Spondyliosoma cantharus

Caractères distinctifs : mesure en général 20 à 30 cm. Gris argenté avec des lignes longitudinales claires, + ou - continues.

Confusions possibles : avec la famille des sparidae ( sargue, pagre, saupe ...)

Habitat, répartition : elle évolue sur des fonds sableux, rocheux, et les herbiers, à une profondeur allant de 10 à 150 m. On la rencontre en Méditerranée, au sud-ouest de la Mer Noire, et en Atlantique (de l'Angola au sud de la Norvège).

Particularités : solitaire ou en bancs importants, elle nage juste au-dessus du fond.
Ce qu'elle mange : petits invertébrés (surtout crustacés) et algues.
Reproduction : Fraye entre février et mai. Avec leur queue, les mâles creusent une dépression dans le sable et les femelles y déposent des œufs visqueux. Le mâle surveille et aère la ponte. Larves d'abord planctoniques. D'abord femelle, devient mâle ensuite.

 

fond rocheux   

Anémone encroûtante
Parazoanthus axinellae

Caractères distinctifs : se trouve en colonies denses, formant souvent de véritables massifs, jaune d'or, très visibles. Polypes ayant au max. 4 cm de long, reliés entre eux par une masse commune en forme de lame.

Confusions possibles : avec Leptopsammia pruvoti, qui se distingue par son squelette calcaire, et les espèces du genre Epizoanthus (8 espèces qui vont de l'orange au rouge).

Habitat, répartition : espèce sciaphile (vivant à l'ombre !) se fixant sur les parois rocheuses verticales, sous les surplombs et à l'entrée des cavités. Située dans le courant sur un support dur, elle se fixe aussi sur les ascidies et les éponges. On la trouve en Méditerranée et en Atlantique proche.

Particularités : Les polypes sont plus ou moins déployés selon la densité de plancton dans le courant, plus abondant la nuit. Elle a une reproduction sexuée ou asexuée. Les polypes n'ayant pas structure calcaire, ils sont obligé d'utiliser d'autres matériaux (grains de sable ...).

 

fond rocheux

Doris dalmatienne
Peltodoris atromaculata

Caractères distinctifs : elle atteint 12 cm, mais est souvent plus petite. Son corps est ovale, de consistance ferme. Le pied est recouvert par le manteau qui est coriace et rugueux. Elle est pourvue de rhinophores (antennes sensorielles) et de branchies, au nombre de 8 subdivisées chacune en trois autour de l'anus. Ces organes se rétractent au moindre dérangement (bon courage pour les voir !).

Confusions possibles : aucune, par sa coloration caractéristique !

Habitat, répartition : régulièrement présente sur l'éponge Petrosia ficiformis, on la trouve de la surface aux grandes profondeurs en Méditerranée.

Particularités :  
Ce qu'elle mange : exclusivement l'éponge sus-citée sur laquelle elle laisse des traces caractéristiques jaunâtres.
Reproduction : la ponte, jaune clair, a l'aspect d'un ruban plusieurs fois spiralé, pouvant atteindre 10 cm de diamètre.

 

 haute mer

Poisson-lune
Mola mola

Caractères distinctifs : atteint 3 m de long, généralement plus petit, pour un poids allant jusqu'à 1900 kg ; corps très haut ; petite bouche en forme de bec. Nageoires dorsale et anale hautes, opposées, reculées, triangulaires. La caudale est remplacée par une frange reliant la dorsale à l'anale.

Confusions possibles : avec une autre espèce vivant en Méditerranée, Ranzania laevis. Son corps est deux fois plus long que haut.

Habitat, répartition : il habite surtout dans les mers chaudes. En haute mer, il ne cesse de nager, jusqu'à une profondeur de 400 m. De jour, il reste près de la surface où on peut le rencontrer se prélassant couché sur le flanc, se laissant entraîner par le courant.

Particularités : solitaire. Les deux nageoires dorsale et anale battent lentement chacune du côté opposé à l'autre, lui donnant une démarche nonchalante.
Ce qu'il mange : seiches, crustacés et petits poissons, surtout abyssaux, une quantité astronomique de larves d'anguilles et aussi des méduses dont aucun autre poisson ne veut.
Ceux qui le mange : les lions de mer exploitent les poissons-lune comme des "conserves vivantes" après leur avoir arraché les nageoires pour les empêcher de s'enfuir. Il est également la cible de nombreux parasites.

 

   herbier

Posidonie
Posidonia oceanica

Caractères distinctifs : plante à fleurs dont les feuilles rubanées atteignent 120 cm de long et 1 cm de large.

Confusions possibles : aucune. Sa taille et sa souche fibreuse la distingue des autres plantes à fleurs marines.

Habitat, répartition : espèce photophile répartie selon la turbidité des eaux, de la surface à 50 m de profondeur (Corse, Côte d'Azur)

Particularités : les fleurs, vertes et situées entre les feuilles, sont peu visibles d'autant qu'elles n'apparaissent pas chaque année. Leur formation est stimulée par la température élevée de l'eau. Il existe deux modes de reproduction : l'une sexuée avec production de graines portées par le courant pour coloniser des nouveaux espaces ; l'autre asexuée par simple extension de l'herbier existant. Souvent négligée par les plongeurs, elle tient une place importante dans l'écosystème, abritant jusqu'à 400 espèces d'algues et plusieurs milliers d'animaux (plongée bio assurée). Bien que peu d'animaux puissent consommer cette plante directement, elles sont responsables de beaucoup d'apport de matières organiques vers les grands fonds. De plus, elles rejettent chaque jour 1 à 14 litres d'oxygène au mètre carré !

 

fond rocheux  fond sédimentaire

Sar commun, Sargue de Rondelet
Diplodus sargus sargus

Caractères distinctifs : mesure en général 30 à 45 cm. Gris argenté avec une tache noire à cheval sur la queue. Les jeunes ont généralement 8 à 9 bandes foncées qui pâlissent avec l'âge.

Confusions possibles : avec les dorades entre autres.

Habitat, répartition : il évolue sur des fonds sableux, rocheux, et les herbiers, à une profondeur allant de la surface à 50 m. On le rencontre en Méditerranée et en Atlantique.

Particularités :  en petits groupes lâches, il nage généralement près du fond.
Ce qu'il mange : vers, mollusques, petits crustacés et oursins.
Reproduction : Fraye entre mars et juin en Méditerranée occidentale.


lac et rivières

Ecrevisse à pattes blanches
Atlantoastacus pallipes

Caractères distinctifs : elle atteint 12 cm, mais est souvent plus petite. La coloration est brun verdâtre, le dessous est blanchâtre. La tête est relativement longue et bordée d'une paire de dents latérales. Les chélipèdes (grandes pinces blanches) sont légèrement asymétriques, à cause de leur fonction différente, la grosse pour broyer et l'autre pour couper. Les deux paires de pattes suivantes possèdent des petites pinces, et les deux dernières paires se terminent par une griffe. L'abdomen est segmenté sur sa face ventrale (5 segments chez le mâle et 4 chez la femelle).

Confusions possibles : avec 3 espèces semblables, dont Astacus astacus qui est plus grande et dont les pinces sont rougeâtres sur la face inférieure.

Habitat, répartition : cette espèce vit dans les eaux courantes et fraîches plutôt riches en calcium de l'Europe occidentale : des torrents et des petites rivières avec des fonds graveleux et pierreux, et des berges avec des racines. Ces animaux sont plutôt nocturnes et se cachent sous les pierres pendant la journée. Espèce très sensible à la moindre pollution.

Particularités :  
Ce qu'elle mange : insectes aquatiques ainsi que leurs larves, poissons morts et sans doute végétaux.
Reproduction : elle a lieu de décembre à juin. 

 

fond rocheux  fond sédimentaire

Baliste bleu, Bourse
Pseudobalistes fuscus

Caractères distinctifs : gros, légèrement comprimé sur les côtés, il est recouvert de petites plaques osseuses très robustes et peut atteindre 60 cm. Il est pourvu de deux nageoires dorsales particulières et d'une anale qui lui autorise une nage "gauche" très caractéristique guidée par les nageoires pectorales. Il possède une dentition très robuste en forme de couteau.

Confusions possibles : aucunes, même avec ceux de son espèce (Balistoides conspicillum, Balistoides viridescens)

Habitat, répartition : solitaire ou en couple, il évolue sur des fonds sableux et rocheux, à une profondeur allant 3 m à 50 m. On le rencontre de la mer rouge aux îles Marquises, du sud du Japon à la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Calédonie.

Particularités :  la première nageoire dorsale comprenant trois rayons reliés par une membrane qui peuvent s'encastrer les uns dans les autres à l'aide d'un mécanisme à déclic qui bloque le plus long en position verticale. Ainsi, à l'abri d'une anfractuosité, il est impossible de le déloger.
Ce qu'il mange : mollusques, petits crustacés et oursins (grâce à sa puissance dentition)
Reproduction : Fraye durant l'été période pendant laquelle il vaut mieux ne pas les fréquenter de trop sous peine de morsure !

 

   herbier Achtung !

Caulerpe
Caulerpa taxifolia

Plus d'infos :
Caulerpa On Line

Caractères distinctifs : algue tropicale vert fluo. La longueur des ramures va de 5 à 35 cm, pouvant atteindre 1 m.

Confusions possibles : aucune.

Habitat, répartition : introduite accidentellement en 1984 à Monaco, elle s'étend dans tout le bassin méditerranéen bien que l'on essaie de l'annihiler ( si vous en croisez, il faut asbolument le signaler !). Elle se développe sur les roches, sable, vase et herbiers de posidonie. Elle peut couvrir 100% du fond entre 1 et 35 m, avec une moindre densité jusqu'à 100 m, même en eau froide (5°C).

Particularités : l'expansion se fait par bouturage, notamment à cause des systèmes d'ancrage et de pêche (filets dérivants ...). Du coup, ne la touchez surtout pas et faites attention avec les palmes. Elle agit comme un rouleau compresseur, asphyxiant tout organisme vivant sur les supports qu'elle colonise, chassant ainsi les espèces endémiques (autant la faune que la flore). Voici ses différents stades d'évolution :

   

 

fond rocheux 

Perroquet machoîron
Scarus gibbus

Caractères distinctifs : poisson de taille moyenne à grande (de 30 à 50 cm, parfois plus) muni d'un bec, d'où son nom. Il possède de grandes écailles cycloïdes, une nageoire dorsale continue et une seule ligne latérale.

Confusions possibles : avec les labres, mais leur dentition les distingue.

Habitat, répartition : solitaire, on le trouve entre la surface et 20 m en journée. Ce sous groupe des scaridae est endémique à la Mer Rouge.

Particularités :  il change de couleur en fonction de l'âge et du sexe. Les jeunes sont très difficiles à différencier. Les individus les plus âgés prennent des couleurs vives et la forme de leur tête se modifie avec l'apparition d'une "bosse de cachalot".
Ce qu'il mange : herbivore, il broute les algues à la surface des rochers, recrachant le résidus sous forme de poudre blanche (rocher broyé pour faciliter la digestion)
Ceux qui le mange : les murènes les attaquent la nuit, mais ils s'en protègent en s'enfermant dans un cocon de mucus, évitant à la murène de les sentir.

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